QUE SIGNIFIE L'ESTAMPILLE DES MUSEES

du LOUVRE et d'ORSAY

Les COPIES ESTAMPILLEES par les MUSEES

obéissent à des règles strictes :


Elles sont effectuées à partir de l'original et non pas d'une reproduction, ce qui garantit notamment la plus grande fidélité possible des couleurs, car vous avez tous remarqué que les reproductions, même dans les meilleurs catalogues sont généralement décevantes.
Elles sont d'un format différent de l'original plus grandes ou plus petites d'au moins 20%, ou portent une singularité que ne permettra jamais de les faire passer pour un original.
Elles ne doivent pas être signées, ni par le copiste, ni par une copie de la signature du Maître.
Le copiste entre au musée avec une toile qui ne ressortira qu'une fois la copie terminée. La toile dès son entrée est estampillée au recto et au verso. Le verso comporte en outre les dates de début et de fin de l'œuvre, ainsi que le numéro d'autorisation de la copie. Le copiste peut y ajouter son nom, le titre de l'œuvre et le nom du Maître. Le tampon au recto de la toile est ensuite recouvert par la peinture, ce qui interdit toute tentative frauduleuse de faire ultérieurement passer la copie pour un original puisque le tampon apparaîtra toujours aux rayons X.
La copie est répertoriée au musée avec son numéro d'autorisation et le nom du copiste.


L'estampille du musée ne garantit en aucun cas la qualité de la copie.

C'est à vous, et à vous seul, de la juger.

Elle garantit seulement qu'elle a été effectuée selon les règles ci-dessus.


Cependant les copistes travaillent généralement par amour de l'œuvre reproduite, et s'ils laissent passer involontairement un défaut, ses camarades le lui feront rapidement remarquer.

Une bonne copie vieillit bien et prend de la valeur avec l'âge. Certaines peuvent atteindre un pourcentage non négligeable du prix de l'original.




Il vaut mieux acheter une vraie copie,

d'aucuns disent un "vrai faux", qu'un faux vrai.